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Si tu n’as pas 10 minutes, tu n’as pas de vie

Qui aurait dit, qu’un jour, le cadeau le plus précieux que l’on aurait choisi de s’offrir est du temps. Du temps pour soi, du temps pour souffler, décompresser, se recentrer. Il nous est désormais plus difficile de trouver dix minutes par jour pour prendre le temps de faire le point sur sa journée, l’inventaire des grâces que la vie nous a accordées, lire, marcher ou contempler la nature, que de penser à tout, tout le temps, sans jamais réussir à se souvenir de quoi que ce soit (!).

Combien de fois entendons-nous l’excuse d’un proche qui n’a pas le temps de nous appeler, de nous rappeler, d’y penser, de nous texter, retexter et puis tout à coup, c’est les rides, les bourrelets, un décès et paf, ça nous frappe, on aurait donc dû!

C’est tellement facile de passer à côté de sa vie, celle qu’on aurait voulu vivre, celle qu’on aurait dû vivre. Pas besoin d’être riche pour avoir une vie riche. Simplement un peu de temps accordé à sa vision, planification et quelques petites actions chaque jour.

Ça ne coûte rien de se cacher campé dans un fauteuil quelques minutes pour revisualiser sa prochaine maison, nouvelle santé, ses voyages et sa retraite. Ça ne coûte rien écrire comment on se sent dans un cahier. Ça ne coûte rien fabriquer des Haiku et s’impressionner soi-même poète. Ça ne coûte rien refaire la liste de ses qualités et comment la vie nous a bien équipée. Je le sais, t’as pas l’temps, t’as des enfants, t’es ben occupé/e, t’as pas juste ça à faire, ya ya ya!!

Il m’arrive de penser à ma grand-mère, avec qui j’ai passé beaucoup de temps à discuter, attablés dans sa petite cuisine du 126 St-Venant à Ste-Agathe-des-Monts dans les Laurentides. Ses frères, sœurs et belles-sœurs étaient tous nichés autour, dans de modestes maisons qu’ils avaient construits l’un avec l’autre, au tournant de la deuxième guerre.

Doyenne de quinze enfants, ma bonne et sereine grand-maman Alma – qui veut dire « âme » -, était l’épicentre de la famille, désormais élargie de descendants. Je me souviens du temps passé, assis côte à côte sur le long balcon, à glisser quelques mots entre de longues périodes de contemplation du temps qui passait sur la rue principale.

À l’occasion, on pouvait remarquer sa cousine Mantha, en face, en train de faire de même. Le plus souvent, c’était mon grand-oncle adoré, Léo, avec sa Laurette, tout aussi engagés dans de confortables silences, tout juste à côté, au 130 St-Venant.

Ça, c’était dans les années 80 et 90. Encore aujourd’hui, je me demande ce que pouvait être la vie dans cette petite maison canadienne toute en bois – qui existe encore à Ivry, au nord, grâce à l’amour qu’elle reçoit depuis des générations de passionnés -, qui a vu grandir ces quinze enfants. La soirée venue, sans distractions électroniques, à peine un téléphone et une radio, le temps faisait partie du décor, pas d’un objectif dans l’agenda, encore moins d’une excuse pour en avoir manqué.

Les cent dernières années, c’est une poussière dans l’Histoire de l’humanité. Une extrême scissure s’est produite dans nos habitudes, comportements et croyances vis-à-vis le temps que l’on se donne le « droit » de s’accorder. Voilà le constat de notre bien le plus précieux : il est gratuit et on peine à se l’offrir. Sans commentaires.

Si vous souhaitez apprendre à changer vos habitudes, comportements et croyances afin d’avoir plus de temps pour vous en cette nouvelle année, je vous invite à considérer vous inscrire à la sixième édition de ma rencontre annuelle avec vous, le sommet de janvier prochain.

Cette année, on déménage dans un hôtel ultra-moderne, inauguré il y a quelques mois! Un invité surprise et plus de temps de conférences pour vous présenter mes découvertes de l’année sur les lois de la manifestation et autres sujets.

SOMMET 2019 | 26 janvier 2019

 

© 2019 Marc André Morel. Tous droits réservés.

Alors, comment allez-vous vous transformer ?